Katanga : les groupes Maï-Maï de Gédéon et de Tanda Imena insécurisent le nord de la province

le 14 janvier 2013

Le groupe Maï-Maï de Gédeon Kyungu et les Bakata Katanga du chef Tanda Imena sont à la base d’une insécurité grandissante dans le nord de la province du Katanga. Leurs multiples incursions font de plus en plus de morts. Six personnes ont été tuées jeudi dernier dans le groupement Tondo, entre Bunkeya et Mitwaba, après l’attaque d’un de ces groupes Maï-Maï. Le grand chef Msiri, de la communauté Bayeke, appelle les autorités à barrer la route à ces criminels.

Le groupe Maï- Maï du milicien Kyungu Mutanga Gédeon a semé la terreur dans les territoires de Mitwaba, Pweto et Manono entre 2004 et 2006, avant l’arrestation de leur chef.

Après son évasion de la prison de Kasapa à Lubumbashi, en septembre 2011, Gédeon Kyungu s’est réinstallé dans le territoire de Mitwaba où il s’est réorganisé.

Le second groupe dit « Bakata Katanga », de ceux qui réclament l’indépendance du Katanga et sa scission de la RDC, a pour chef Tanda Imena.

Ce denier vit à cheval entre le Katanga et la Zambie, où il avait déjà été arrêté par les autorités en 2004, puis transféré à Kinshasa, avant d’être finalement relâché.

Ce groupe, qui semble le plus actif des deux, avait pour bastion le village de Mukanga à près de 30 km de Mitwaba centre.

On lui attribue notamment les deux dernières attaques contre l’aéroportde Lubumbashi.

Pour le grand chef Msiri de Bayeke, le gouvernement doit utiliser les options tant militaires que diplomatiques pour mettre fin à ces activismes armés.

«Il faut les stopper, qu’ils sentent qu’il y a une force en face d’eux. Autrement, ils auront l’impression qu’ils peuvent tout faire. Il faut que le gouvernement intervienne dans les plus brefs délais», a-t-il expliqué.

Le chef coutumier invite aussi le gouvernement à dialoguer avec ces groupes afin de « récupérer ceux qu’on peut récupérer ».

«C’est des jeunes gens désœuvrés, qui n’ont pas d’avenir, qui ne voient pas où aller qui s’enrôlent dans ces histoires», a-t-il soutenu.

Radiookapi

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